Ce qu’il faut craindre dans cette histoire de COVID19, c’est que l’Afrique et général, le Burkina Faso en particulier, et les burkinabés plus précisément ne sortent endettés.
En effet, il y a trois jours, ou le gouvernement burkinabé estimait le budget du plan de riposte contre le COVID19 à 11 Milliards de Franc CFA. Le plan d’urgence est estimé à 4 Milliards. Des partenaires techniques et financiers se disent prêts à aider. Aider ? Ai-je bien entendu ? Ce que le burkinabé lambda veut savoir, c’est la réponse à la question : Contre quoi ? Et bien ! Si certains ne se la demandent pas, d’autres si. Le Président du Faso serait dans l’attente de l’aval des partenaires techniques et financiers.
En tout cas, Le Président Sankara a dit : « Nous encourageons l’aide qui nous aide à nous débarrasser de l’aide »
Il est, de toute façon, indéniable que de cette crise, sortiront des puissants et des puissances. Les futures puissances sont ceux qui ont pu profiter de la maladie pour bien positionner leurs business. Tous les cash-nez, les masques, gels nous viennent presque d’ailleurs. Nous sommes l’un des premiers producteurs de cotons mais ne pouvons même pas confectionner des cash-nez de qualité. Les futures puissances (d’ailleurs déjà puissances) sont la Chine, le Cuba (qui a découvert une cure expérimentée par la Chine) etc.
La chine a depuis environs quatre jours aucun nouveau cas sur son territoire, en dehors des cas exportés. Pour se faire, ce pays se lance dans une campagne d’aide aux autres pays. Il y a des jours, l’ambassadeur de Chine au Burkina Faso faisait la proposition d’aider le pays, s’il leur en fait la demande. Le 25 Mars dernier, l’hôpital Tengadogo a eu son lot de don de la Chine. Mais tout compte fait : « Quand on a faim [à prendre dans le sens figuré du terme] même au diable on souhaite la bienvenue » Ticken Jah Fakoly.
Le premier lot de matériel médical offert par le milliardaire chinois Jack Ma pour aider à combattre le coronavirus en Afrique est arrivé en Éthiopie dimanche selon BBC News Afrique. D’autre part, il y a la France, d’Emmanuel Macron qui veut aider l’Afrique, oubliant que son voisin européen, l’Italie, est le pays le plus touché au monde.

Sur les dettes, apprenons de l’histoire…
Si quelqu’un veut aider c’est une bonne chose. Mais profiter de la situation et de la vulnérabilité est à craindre.
La stratégie coloniale pour déposséder les Namibiens de leurs terres est passée par les dettes. Les Hereros étant des grands éleveurs, les colons ont tenté de leur déposséder de leurs bétails. Ils ont identifié un besoin : Les hereros ont besoin de farine de maïs, de chaussures etc. Comme aujourd’hui nous avons besoin de gants, de cache-nez, de gels hydro-alcooliques etc.
Continuons l’histoire. Alors, ils proposent des crédits aux Namibiens et reviennent des semaines après réclamer l’argent. Sachant bien que ceux-ci ne peuvent les donner en si peu de temps. Mais « On prête à celui qui a ». Et ce que les Namibiens avaient, c’étaient les bœufs. Nous tous savons aujourd’hui ce que le Burkina Faso a : Le coton (cité plus haut, l’or et même des ressources humaines de qualité. La vidéo-conférence du G20 tenu hier propose d’annuler les dettes sur les gels. En quoi cette mesure nous ai-t-elle utile, si ce n’est que de développer « notre mentalité d’assistés »
La solution est en nous !
La bourse de Londres perd plus de 5% à cause de la pandémie. Alors, nous ne sommes pas les seuls touchés. L’économie burkinabé subira bientôt le coup. Heureusement que certaines bonnes volontés, fils du pays, apportent des aides. Personnes ne peut nous aider dans cette situation si ce n’est nous. Les autorités universitaires par un conseil scientifique testent la chloroquine et l’apivirine (une solution béninoise). C’est déjà a féliciter, une solution Africaine! Mais et la solution burkinabé? Cette initiative nous démontre une fois de plus, qu’il nous faut rechercher des solutions endogènes à nos problèmes. Nous nous attendions après tout ce temps que nos chercheurs proposeraient autre chose que ce qui est déjà su sur le plan international. Mais nos chercheurs n’ont fait que copier-coller des « vocabulaires qui viennent d’ailleurs ». Nous produisons du coton, mais ne pouvons pas créer du cache-nez ou masques de qualité. Même les gels hydro-alcooliques que nous pouvons fabriquer localement, il faut aussi qu’on nous les envoie de l’extérieur.
Les solutions politiques
Le confinement, la fermeture des marchés et Yaar, le couvre-feu, fermeture des mosquées et églises et l’état d’alerte: telles sont les mesures entreprises par nos autorités pour arrêter le mal. Mais peut ont arrêté un mal pour en créer un autre ? Combien de femmes voient leurs seules moyens de subsistance voués à l’échec ? En rappelle, le Burkinabé vit en moyenne avec 1 dollars par jour. Nous sommes en dessous du seuil de la pauvreté. Le chiffre même est ainsi à cause des quelques milliardaires qui concentrent la grande partie des richesses. Combien de transporteurs sont-ils au chômage, sans source de revenu ? Combien de créateurs, artistes et hommes de lettres, sans assurance et statuts sont-ils dans des difficultés ? Mais malgré tout, ceux-ci expriment leurs solidarités envers les malades et les agents de santé.
On dira qu’à deux maux, il faut le moindre mal. Celui qui a vraiment déjà eu faim sait que la faim est une grande maladie. Par ailleurs, combien de personnes le paludisme tue-t-il ? Bonne réflexion et que nos ancêtres, Dieu ou Allah nous débarrassent de ce petit être appelé Coronavirus !
Olélé Dakun
